- BUTLER (S.), 1835-1902
- BUTLER (S.), 1835-1902BUTLER SAMUEL (1835-1902)Fils d’un pasteur anglican, Samuel Butler grandit dans un milieu familial bourgeois et moralisant, «victorien» en un mot. Si ses études, au sortir de Cambridge devaient normalement le conduire à une carrière ecclésiastique, sa foi ne résista pas à l’épreuve de l’expérience. Il émigra alors en Nouvelle-Zélande où il vécut pendant quatre ans en élevant des moutons. Il rentra en Angleterre presque riche, en 1864. Mais la faillite de certaines entreprises canadiennes le laissa à peu près ruiné. La mort de son père, en 1886, le libéra enfin de ses soucis financiers. Cependant il n’avait cessé d’écrire. Il accumulait des milliers de notes qui fournissent de lui aujourd’hui le meilleur portrait intellectuel.L’œuvre de ce touche-à-tout des lettres, de la science et des arts, qui, par certaines de ses révoltes contre «l’établissement» moral et social, fait figure de grand précurseur, comprend une vingtaine de volumes dont on ne citera ici que les principaux: deux récits «utopiques» nourris d’amusants paradoxes, Erewhon (1872) et Retour à Erewhon (1901); quatre ouvrages sur l’évolution biologique, où s’affirment ses conceptions vitalistes, dont La Vie et l’habitude (1878) et Chance ou adresse? (1886); des flâneries artistiques et touristiques: Alpes et sanctuaires du Piémont (1881); des traduction de L’Iliade (1898) et de L’Odyssée (1900); une étude topographique de L’Odyssée , démontrant qu’elle a été écrite en Sicile, et que son auteur n’est autre que la Nausikaa du poème (1897); enfin une édition des Sonnets de Shakespeare. Mais les ouvrages, tous deux posthumes, qui font le plus pour sa renommée littéraire sont le roman, en partie autobiographique, Ainsi va toute chair (1903), et ses Carnets de notes (1912). La plupart de ses publications ont été traduites en français par Valery Larbaud.
Encyclopédie Universelle. 2012.